1914 - 1918

Les Tourangeaux morts pour la France

 

Il faut prendre le terme de Tourangeaux au sens (très) large. Car cette liste comprend des aviateurs : 

- nés en Touraine mais qui pouvaient résider ailleurs (comme Maxime Lenoir),

- nés ailleurs mais qui résidaient en Touraine (comme Marcel Dubois),

- qui ont été inhumés en Touraine (comme Donatien Lamprou)

- ou qui ont marqué l’aviation en Touraine (comme Maximilien Munch, ancien directeur de l’école d’aviation).

Quelques précisions : 

Sur les escadrilles : les formations portaient un numéro précédé de la marque de l'appareil dont elles sont dotées : AR pour Dorand AR, Bl pour Blériot, Bl C pour Blériot cavalerie, Br pour Bréguet, C pour Caudron, CAP pour Caproni, CEP pour Caproni sous licence Esnault-Pelterie, D pour Deperdussin, HF pour Henry Farman, F pour Farman, MF pour Maurice Farman, MS pour Morane Saulnier, N pour Nieuport, R pour Caudron R 4, REP pour Robert Esnault-Pelterie, Sal pour Salmson, Sop pour Sopwith, Spa pour Spad, Spa-bi pour Spad biplace, V pour Voisin, VB pour Voisin Bombardement, VC pour Voisin canon. Une même escadrille a donc connu plusieurs noms au cours de la guerre à l'image de la 3 qui s'est appelée Bl C 3, MS 3, N 3 et enfin Spa 3.

Sur les spécialités : l'aéronautique ne comprenait pas seulement des pilotes. Figurent donc : A pour automobiliste, B pour bombardier, Bal pour aérostier (ballon), C pour conducteur, M pour mécanicien, Mi. pour mitrailleur, O pour observateur, P pour pilote, EP pour élève-pilote.

Didier Lecoq

Aéroplane de Touraine 2009

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Nom

 

Escadrille

Date du décès

 

Brigadier Joseph Auvray

A

C 21 17 novembre 1916

Louis-Anatole, baron Joseph Auvray, est né à Tours, le 5 mars 1881. Marié à Solange de Bonnefoy. Il avait deux fils : Pierre et Albert. Deux de ses beaux-frères étaient aviateurs : Robert de Bonnefoy et Charles Labouchère (le frère de René, autre aviateur célèbre).

Brigadier automobiliste dans les transports militaires au front ; affecté à l’escadrille C 21. Mortellement blessé dans la nuit du 17 novembre 1916, lors du bombardement d’Amiens. Joseph Auvray avait la Médaille militaire et la croix de guerre avec la citation à l’ordre de l’armée : « Excellent soldat, volontaire trois fois pour l’infanterie. A assuré souvent, avec un grand courage, des liaisons sous des bombardements particulièrement violents. Très grièvement blessé dans la nuit du 17 novembre. » Une messe en sa mémoire a été célébrée en l’église métropolitaine de Tours le 19 décembre 1916.

Adjudant Maurice Babault

P

F 32 16 mars 1917

Maurice Babault est né le 22 juillet 1888 à Montrichard. Il vient de la cavalerie (25e régiment de dragons). Il possède le brevet de pilote n° 3.852 du 22 juillet 1916. Il obtient assez rapidement une première victoire, au sein de l’escadrille MF 32, le 4 septembre 1916, en compagnie du lieutenant Boudreaux, son observateur.

Il est victime d’un accident le 16 mars 1917, à Popincourt, dans la Somme, toujours avec le même observateur. Son nom figure sur la plaque en mémoire des morts d’Amboise lors de la Grande Guerre, en l’église Saint-Denis.

Maréchal des logis Ennemond Bailloud

P

Saint-Cyr 8 septembre 1914

Ennemond Bailloud est né le 13 janvier 1890, au Mans. Il vient du 5e régiment de chasseurs d’Afrique. Son père, général et Tourangeau, est une grande figure des troupes coloniales. Ennemond fait partie des derniers pilotes brevetés avant la guerre, le 10 juillet 1914, brevet n° 1652 (564 militaire). Il appartient à l’escadrille de Saint-Cyr au début du conflit. Cité : « Après avoir accompli plusieurs reconnaissances périlleuses, avait été chargé d’une mission le 8 septembre 1914, a quitté l’aérodrome de Saint-Cyr à 15h45 ; mais, surpris par un violent orage, est tombé avec son appareil dans le bois de Vincennes, où il a trouvé la mort. »

Son père, décédé en 1921, est  inhumé à Rouziers-de-Touraine.

Soldat Alexandre Balleur

 

  10 juin 1918 Né le 7 janvier 1894 à Saint-Antoine-du-Rocher. Décédé de maladie en Grèce.

Soldat Jean Berchot

EP

École
Ambérieu

23 octobre 1917 Né le 21 décembre 1897. Victime d'un accident à Saint-Vullas (Ain) alors qu'il était élève à l'école d'Ambérieu.

Soldat Henri Bisson

   Parc n° 9 6 juin 1918

Henri Bisson est né le 28 octobre 1888 à Cheillé, près d'Azay-le-Rideau.  Il est décédé le 6 juin 1918, de « maladie contractée dans le service. » Il est inhumé en Meurthe-et-Moselle, à Vitrimont, à la nécropole nationale Friscati, tombe n° 1334.

Soldat Gabriel Blandin

    29 août 1918

Né le 18 juin 1886 à Tours. Décédé de la fièvre typhoïde à Versailles. 

Adjudant Marcel Bossard

P

Br 127 12 juin 1918

Marcel Bossard est né le 9 avril 1888, à Tours. Marié, il exerçait avant-guerre la profession d'industriel.

Après être passé au 66e régiment d'infanterie, le régiment de Tours, il rejoint l'aviation le 12 septembre 1916.

Il est breveté le 26 octobre 1916, n° 5.017. Pilote de Farman, sa première escadrille a été la F 36 puis la F 290 en août 1917 et, enfin, la Br 127 en novembre 1917. Porté disparu le 12 juin 1918 au cours d'une mission de reconnaissance dans le secteur de Ressons-sur-Matz, au nord de Compiègne (Oise). Il avait pour mitrailleur le sergent Honoré Leyre.

1re classe Marcel Bouju

 

Avord 27 septembre 1918

Né au Mans le 21 juin 1879. domicilié à Tours. Décédé de maladie à Avord (Cher).

Hilaire Bourreau

 

Br 129 9 mai 1918  
Caporal Jacques Boy

P

N 69 6 novembre 1916

Jacques Boy est né le 3 mai 1896, à Tours. Plus précisément à Saint-Symphorien. Il n’a donc que 18 ans lorsqu’il s’engage le 20 octobre 1914. Il a commencé comme mécanicien de Jean Bécheler. Il est affecté à  l’escadrille MF 35 puis à la N 95. Passé pilote – brevet n° 3.898 – il passe par Dijon, Avord, Cazaux puis enfin Pau, à l’école de chasse qu’il quitte en août 1916. Après un séjour à la réserve générale, il est affecté à l’escadrille N 69.

Il obtient une victoire confirmée le 1er novembre 1916, dans la Somme, au sud de Péronne, à Ablaincourt-Pressoir. Celle du 5 novembre ne lui sera pas attribuée.

La N 69, rattachée à la 1re armée du général Micheler, effectue alors des reconnaissances profondes et des missions photographiques, depuis le terrain de Grivesnes. C’est au cours d’une de ces missions qu’il trouve la mort, le 6, à Arvilliers (Somme), au nord-ouest de Roye. Le Morane-Saulnier P de Jacques Boy, accompagné du lieutenant observateur Pierre Delaine, a sans doute été abattu par les canons anti-aériens.

Une citation à l’ordre de l’armée :  « Le 5 novembre 1916 a livré combat à un avion ennemi qui est tombé verticalement dans ses lignes. Le 6 novembre, au cours d’une mission photographique exécutée par mauvais temps et à faible altitude, a été mortellement frappé par un projectile ennemi. »

Georges Boyer

 O

 Serbie 28 mai 1916 Né le 9 août 1889 à Paris. Victime d'un accident d'avion. 
Brigadier Maurice Burrez

 

  4 janvier 1918  

Adjudant Eugène Carré

P

F 55 6 septembre 1917

Né à Arcy-sur-Aube le 7 juin 1889. Son père était commissaire à Tours. Pilote de l'escadrille F 55. Il a trouvé la mort au retour d'une mission. Il a réussi à amener son avion entre les lignes allemandes et françaises. Son observateur, Jacques d'Arnoux, paralysé, a relaté son sauvetage et son martyre dans un livre célèbre  : Paroles d'un revenant.

Adjudant Louis Danglard

P

F 208 26 octobre 1917

Louis Danglard est né le 16 septembre 1893 à Périgueux (Dordogne). Brevet de pilote n° 2.895 du 4 février 1916. Escadrille F 208. Le destin de Louis Danglard aurait pu être différent. Il avait été désigné le 31 mai 1917, avec d'autres pilotes, pour se joindre à la mission française aux États-Unis. Louis Danglard était convoqué le 3 juin au sous-secrétariat d'État à l'aéronautique. A-t-il refusé ? A-t-il été jugé indispensable par son escadrille ? Nous l'ignorons. Son avion a été abattu le 26 octobre 1917, à Braye-en-Laonnois, par un avion allemand. Louis Danglard était représentant de commerce avant la guerre. Ses parents étaient domiciliés  rue d'Entraigues, à Tours. Son oncle, Eyglunent, était industriel en aciérie à Tours. Pendant la guerre, il avait été nommé conseiller au commerce extérieur.

Soldat Eugène Delucé

 

  15 octobre 1918

Né le 30 novembre 1892 à Joué-lès-Tours. Décédé de maladie à Versailles.

Sergent Marcel Denis

P

Spa 152 15 juillet 1918

Marcel Denis est né le 9 février 1896, à Amboise. Son père, Léon, était marchand de grains, rue de Pocé. Il était mécanicien avant la guerre. Brevet de pilote n° 5.580 du 31 mars 1917. Il appartenait à l’escadrille N 152 dont l’insigne était un crocodile.

Le 20 octobre 1917, Marcel Denis participe, avec cinq autres pilotes de l’escadrille N 152, à la destruction du Zeppelin L 49 à Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne). Cet exploit lui a valu la citation suivante à l’ordre du corps d’armée : «  Pilote très habile, d’une rare audace, s’est élancé seul sous un feu violent à l’attaque d’un zeppelin qu’il n’abandonna, après 2 heures et quart, que par suite du manque d’essence. A eu la main droite gelée au cours du combat. » Le 14 janvier 1918, le sergent Denis et le sergent Hahn abattent un avion dans le secteur de Belfort, victoire qui ne sera pas confirmée. Son avion est abattu dans les lignes allemandes, en flammes, le 15 juillet 1918. Il décède, le jour même, de ses blessures.

Capitaine Marcel Dubois

 

P

MF 16 21 juillet 1916

Il est né le 8 septembre 1883 à Sotteville-lès-Rouen. Entré à l’École polytechnique, il en est sorti second en 1904. Après son service militaire comme sous-lieutenant au 22e régiment d’artillerie de Versailles, il entre à l’École de mines en 1906. A la sortie, il est affecté pour quelque temps au chemin de fer de l’État et envoyé en mission aux États-Unis (1910). Attiré par l’aviation, il fait partie de la Commission de navigation aérienne au ministère des travaux publics. Breveté en 1912 avec le numéro 888. Cette année-là, il est chargé du service des Mines, à Tours. Mobilisé au sein de l’escadrille MF 8, il fait ses premières armes dans des reconnaissances (régions de Verdun et Saint-Mihiel), avant de s'intéresser au bombardement. Il étudie un viseur qu'il expérimente à Saint-André-de-Cubzac en lançant un obus de 125 kilogrammes de 1.000 mètres de hauteur, le 29  octobre 1914, Retourné au front à l’escadrille MF 45, en Lorraine  en avril 1915. Il prend le commandement de l'escadrille MF 54 le 12 novembre 1915, pour rejoindre immédiatement l'escadrille MF 16, dans le Pas-de-Calais, puis à Sacy-le-Grand (Oise). Porté disparu lors d'une reconnaissance le 21 juillet 1916.

Jean Ducasse

 

  10 janvier 1918 Inhumé au cimetière de Saint-Symphorien.

Soldat Robert Ferrand

 

  15 mars 1918 Né à Montrichard le 20 juillet 1898. Décédé de maladie à Chartres.

Sous-lieutenant Theophile Gallon

MF 58 23 juin 1916

Né le 31 mai 1881 à Mauves (Loire-Atlantique). Il était domicilié 27 rue Gohier, à Tours.

Observateur à l’escadrille MF 58. Il avait obtenu la Médaille militaire et deux citations alors qu'il appartenait au 3e zouaves. Jacques Mortane, dans « Leur dernier vol », évoque la mort de Théophile Gallon : « Le 22 juin 1916, dans l’ardeur de la lutte, près de Blamont, au cours d’une mission photographique, l’adjudant Semelin et le sous-lieutenant Gallon, après avoir tenu tête à un Fokker dans un combat à bout portant, heurtèrent l’ennemi et les deux appareils, enchevêtrés, allèrent s’écraser au sol dans les lignes allemandes. » Il est inhumé à la nécropole nationale du Reillon en Meurthe-et-Moselle (n° 882).

Soldat Jules Gaultier

 

87 7 mars 1917  

Sous-lieutenant Pierre Gautier

C 43, F 205 22 août 1917

Pierre Gautier est né à Saint-Ouen-les-Vignes, le 10 mars 1895. Il est le fils de Jules Gautier, professeur d’histoire et maire de Saint-Ouen-les-Vignes et de Marie Célestine Adrienne Louise Searle. Conseiller d'État, son père avait en charge la censure au plan national lors de la Première Guerre mondiale. Son grand-père était également dans l'enseignement, inspecteur général de l'Instruction publique. Pierre Gautier a été élève des Beaux-Arts à Paris. Sous-lieutenant observateur  à la C 43, il est détaché à l’escadrille F 205. C'est au sein de celle-ci qu'il disparaît,  en avant de Verdun, le 22 août 1917.

Le 11 juillet 1918, sa mère aperçoit un avion que le vent rend difficile à gouverner. Il s'écrase pas très loin de son château de Saint-Ouen-les-Vignes. Le pilote, le 1st lieutenant Casper Marvin Kielland, ancien élève de l'école de Yale, trouve la mort sur le coup. C'est la chambre de Pierre Gautier qui servira de chambre funéraire à cet officier de l'école américaine d'aviation de Tours.

Sous-lieutenant Marc Gervais de Lafond

O

HF 19 8 avril 1917 Né à Chinon le 11 février 1894. Décédé de la suite de ses blessures après un accident d'avion, à Ham (Somme), le 8 avril, à 7 h 10 du matin.

Caporal Jacques Gout

P

MF 8 12 mars 1916

Jacques Gout est né le 10 septembre 1892 à Paris.  Fils de Jean Gout, sous-directeur au ministère des Affaires étrangères et de Mme Elise Im-Thurm. Élève de l’École nationale supérieure de l’aéronautique, promotion 1914 qu’il a quittée pour mourir à la guerre. Comme douze autres de ses camarades de promotion. Affecté à l’escadrille MF 8 le 20 février 1916, il est abattu le 12 mars 1916 en Champagne. Son corps a été rapatrié le 6 novembre 1920 à Château-Renault.

Soldat Léon Auguste Grange

 

   10 avril 1916 Né le 10 avril 1891 à Marcé-sur-Esves. 8e cuirassiers. Ordonnance du sous-lieutenant Faure à Remiremont (Vosges) en septembre 1915. Décédé de maladie à Lyon, le 10 avril 1916.

Brigadier Jacques Guignard

P

V 119 26 juin 1918

Né le 18 juillet 1896 à Château-Renault. Fils d’Eugène Guignard, maître d’hôtel et de Virginie Roy. Étudiant, engagé volontaire le 16 septembre 1914, au 23e dragons. Il est muté dans l'aviation le 24 juin 1917 comme élève pilote. Breveté le 29 septembre 1917, affecté à l’escadrille V 119. Décédé dans la nuit du 25 au 26 juin 1918, à Villeseneux (Marne), victime d’un accident « au cours d'une mission de bombardement exécutée dans des conditions atmosphériques particulièrement défavorables » dit sa citation. Il était accompagné du sous-lieutenant Girard.

Caporal Alcide Harfaux

 

  22 janvier 1917  

Lieutenant Robert Henriet

P

Spa bi-255 23 août 1918

Robert Henriet est né à Lunéville, le 7 avril 1894. Son père, Paul Henriet, était lieutenant (réserviste) d'intendance, à Tours. Élève de l'École polytechnique, il a fait la guerre dans plusieurs régiments d'artillerie : 46e colonial, 22e colonial, 1er d'artillerie lourde puis 101e d'artillerie lourde avant de rejoindre l'aviation comme observateur, à l'escadrille C 53 puis la spa 255. Titulaire d'une citation au corps d'armée en septembre 1916. Il est décédé le 23 août 1918, dans sa famille, à Tours, d'une « maladie contractée au front ». Il est inhumé au carré militaire du cimetière La Salle, à Tours.

Brigadier Cyrille Jacquet

P

R 214, F 35 5 juin 1917

Cyrille Léon Jacquet est né le 25 mars 1887 à Mosnes. Son père, François était vigneron. Marié le 16 février 1912 à Marie Monereau, un fils. Son épouse était de Rilly-sur-Loire (Loir-et-Cher). Cyrille Jacquet était mécanicien avant la guerre qu'il a commencée au 2e dragons avant d'aller au 8e d'artillerie. En 1916, il passe dans l'aviation. Brevet de pilote n° 4.471 daté du 2 octobre 1916.

Affecté à l’escadrille R 214, escadrille de reconnaissance équipée de Caudron R 4, un biplan bimoteur triplace. Un combat difficile le 10 février 1917 lui vaut une citation à l’ordre de l’armée : « Jeune pilote, d’une bravoure et d’une habileté rares. Chargé, le … d’une mission aérienne, a livré un combat très acharné à deux avions ennemis, ayant eu son mitrailleur arrière tué (caporal Prieur) et son lieutenant observateur blessé (sous-lieutenant Henry), a fait preuve du plus beau sang-froid. A réussi à ramener dans nos lignes son appareil criblé d’éclats d’obus, un de ses moteurs ayant pris feu et l’autre ne tournant qu’à moitié de son régime. A traversé les lignes à faible altitude. » Il a trouvé la mort dans le bombardement de son aérodrome par les Allemands, le 5 juin 1917 à Saint-Gilles (54). Il appartenait alors à l’escadrille F 35. Il est inhumé à Bligny (Marne), à la nécropole nationale de La Croix-Ferlin (tombe n° 1.557).

Sergent major Paul Kaeffer

 

  31 août 1916 Paul Eugène Kaeffer est né le 10 mai 1889. Décédé le 31 août 1916. Il est inhumé au cimetière de Saint-Symphorien.

Sous-lieutenant Donatien Lamprou

 

Spa 87 18 octobre 1918 Il est né à Echiré, dans les Deux-Sèvres, le 27 avril 1890. Mécanicien avant la guerre. Il se distingue d'abord en Orient, au sein de l'escadrille MF 88 O, lors notamment du bombardement de Sofia. Il se spécialise dans le chasse, toujours en Orient. De retour en France, il est affecté à la Spa 49 puis à la Spa 87 après un court passage à la Spa 152. Victime d'un accident le 7 septembre, il se brise une jambe. Venu en convalescence à Tours, il y décède de la grippe espagnole. Inhumé au cimetière La Salle, de Tours.
Lire l'article que lui a consacré La Vie Aérienne : http://www.aeroplanedetouraine.fr/lamprou

Soldat François Laurencin

 

  15 juin 1918 Né à Langeais le 8 octobre 1897. Décédé de maladie à Bordeaux.

Soldat Jean de Laubier

P

Spa 77 3 juillet 1918

Bien qu'il ne soit pas né en Touraine et qu'il n'y vive pas au moment de son décès, Jean de Laubier figure sur la plaque commémorative en l'église Saint-Denis d'Amboise. Ses parents habitaient en effet place du Château, à Amboise. Il était le neveu du docteur Mahoudeau, d'Amboise.

Jean de Laubier est né le 5  juin 1897, à Roubaix (Nord). Étudiant en sciences, il a d'abord été affecté dans l'artillerie avant d'être muté dans l'aviation le 30 septembre 1917. Brevet de pilote n° 9.757. Pilote de la Spa 77, il a trouvé la mort en combat aérien le 3 juillet 1918 à Nouvron (Aisne). Xavier de Laubier, son neveu, a créé un excellent site sur sa famille qui compte également un autre pilote, le commandant Dieudonné de Laubier, mort pour la France en 1940.

http://perso.wanadoo.fr/xavier.de-laubier/

Soldat Alexandre Lebleu

Mi. 

F 35 6 avril 1917

Alexandre Lebleu est né à Tours, le 4 février 1892, fils d'Alexandre Lebleu et de Joséphine Brault. Ses parents demeuraient route de Paris, à Saint-Symphorien (quartier de Tours aujourd'hui). Mécanicien-chauffeur avant la guerre. Il effectue son service militaire au 5e cuirassiers, à Tours, lorsque la guerre éclate. Il passe à Avord en août 1916 puis est affecté à l'escadrille F 35 comme mitrailleur-bombardier. Il trouve la mort le 6avril 1917 à la Ferme-Malval (Aisne) lorsque son avion, un Caudron R 4, est abattu. Hormis Alexandre Lebleu, l'équipage était composé du sous-lieutenant Pierre Desbordes (pilote) et du lieutenant Jacques Borgoltz (observateur), originaire de Chartres.

Soldat Eugène Léger

 

  11 mars 1917 Né le 11 mars 1891 à Villaines-les-Rochers. décédé à Paris, semble-t-il à la suite d'un accident d'avion.

Sergent Paul Lenis

P

Sop 214 11 janvier 1918

Paul Lenis est né le 18 mars 1891, à Tourcoing (Nord). Il était dessinateur industriel. Après les chasseurs à pied et les chasseurs cyclistes, il est passé dans l'aviation, sergent mécanicien à l'escadrille de bombardement BM 119. Élève pilote, il est passé par Tours, breveté le 22 avril 1917 à Dijon. Il a trouvé la mort le 11 janvier 1918, à Castelgomberto, en Italie, où était stationnée l' escadrille Sop 214. Marié, il était domicilié 76, rue Bernard-Palissy, à Tours. Il est inhumé au carré militaire du cimetière La Salle, à Tours.

Adjudant Maxime Lenoir

P

C 18, N 23 25 octobre 1916 Le grand as de la Touraine, onze victoires. Disparu près de Douaumont le 25 octobre 1916.
http://www.aeroplanedetouraine.fr/lenoir

Lieutenant Marc Malcor

P

VB 101 7 avril 1916

Né le 1er août 1891 à Tours. Son père était général pendant la guerre. Élève à Saint-Grégoire, à Tours. Officier du 9e régiment de cuirassiers puis pilote à l’escadrille VB 101, spécialisée dans le bombardement de nuit.

Citation à l’ordre de l’armée : « Officier de la plus grande bravoure, s’est particulièrement distingué dans plusieurs reconnaissances au cours desquelles il a fait des prisonniers, tué de nombreux ennemis et permis la réoccupation d’un pont par notre infanterie. Dès son arrivée en escadrille sur le front, a fait preuve d’une grande énergie et des plus belles qualités morales. Par son allant, son courage, sa haute conscience du devoir, était un exemple frappant pour ceux qui ont pu le voir à l’œuvre. Est tombé glorieusement au cours d’une expédition de nuit le 7 avril 1916, effectuée dans des circonstances particulièrement périlleuses. »  Il trouve la mort lors d’un décollage, de nuit, près de Nancy. Il est inhumé à la nécropole nationale Nancy-Sud, tombe 1.220.

Officier 3e classe Pierre Morel

P

Spa 84 24 janvier 1918

Son père a longtemps été trésorier-payeur général à Tours avant de partir à Nancy. Il est né le 4 septembre 1893 à Marvejols (Lozère). Pierre Morel effectuait son service militaire au service de santé au moment de la déclaration de guerre. Il est passé dans l'aviation en mars 1917. Il est revenu à Tours, à l'école de pilotage. Chef d'escadrille par intérim, le lieutenant Pierre Morel trouve la mort dans un accident, non loin du terrain de La Noblette (Marne) où était stationnée l'escadrille Spa 84, le 24 janvier 1918. Son frère Georges, également aviateur, a lui aussi trouvé la mort pendant la guerre.

Soldat E.F. Moutault

 

     

Soldat Georges Mugnier

 M

 Algérie 1er février 1918

Né le 27 juin 1896 à Sèvres (Seine-et-oise), Georges Mugnier a trouvé la mort en Afrique du Nord, le 1er février 1918, à Aïn Guessara. Son nom figure sur le monument aux morts de Nazelles (en face d'Amboise). Il était mécanicien. Il a été cité à l'ordre de l'armée : « Chargé avec ses camarades d’effectuer la reconnaissance d’un terrain d’atterrissage dans l’Extrême-Sud algérien et ayant été attaqué par un groupe de Touaregs ennemis, très supérieurs en nombre et fortement retranché dans une embuscade, se sont courageusement défendus jusqu’à épuisement de leurs munitions et sont tombés mortellement frappés. »

Capitaine Maximilien Munch

P

C 61 21 septembre 1916

Maximilien Münch est né le 23 mai 1885, à Auray, dans le Morbihan. Il a obtenu son brevet depuis longtemps quand débute la guerre : n° 1.086 du 22 octobre 1912. Jeune lieutenant, Maximilien Münch a passé plusieurs années à Tours, au 66e régiment d’infanterie. Il est dans l’Est au début des hostilités. Chef-moniteur à Pau puis à Avord, il organise l’école d’aviation de Tours et en devient le premier directeur en novembre 1915. Il cède sa place au capitaine Jean Mortureux en août 1916, pour prendre la tête de l’escadrille C 61. II meurt peu de temps après, le 20 septembre 1916, son Caudron étant abattu en flammes, avec le lieutenant de Merlis comme observateur.

Le 20 octobre 1916, une cérémonie a lieu en sa mémoire dans le cadre de l’école d’aviation de Tours avec l’inauguration d’une place Capitaine-Münch.

Sergent Charles Ouvrard

P

MF 35 8 février 1916

Né le 11 mai 1893 à Paris. Domicilié à Abilly. Brevet de pilote n°2.270 du 31 août 1915. Disparu le 8 février 1916, à Bois-le-Prêtre.

Maréchal des logis Léon Paulin

 

École Tours 17 janvier 1917

Né le 24 novembre 1886 à Warméréville (51). Pilote de l’escadrille Paul Schmitt puis moniteur à l’école d’aviation de Tours. Victime d’une collision, décédé le jeudi 11 janvier 1917 à l’hôpital Clocheville. L'autre moniteur et les deux élèves ont été blessés. Inhumé au cimetière La Salle de Tours.

Soldat René Péault

MF 29 20 juillet 1916

René Péault est né le 21 septembre 1895 à La Rochelle. Domicilié à Sainte-Radegonde (quartier de Tours aujourd'hui). Il effectue son service militaire au moment de la déclaration de guerre, déjà dans l'aviation, nommé à l'escadrille Rep 15 le 2 août 1914. Parti le 16 février 1915 comme mécanicien du sergent Fenech à l'escadrille MF 35. Le 28 juin 1915, ils rejoignent tous les deux la MF 29, célèbre escadrille du capitaine Happe. René Péault a trouvé la mort, tué par une balle, en rentrant à Belfort d’un raid sur Munster, le 20 juillet 1915. Il accompagnait là encore le sergent Fenech sur un Maurice-Farman 11 n° 742.

Sous-lieutenant Maurice Petit

EP

Ambérieu 23 octobre 1917 Né à Tours. Sous-lieutenant au 32e régiment d'infanterie. Victime d'un accident alors qu'il était élève de l'école d'aviation d'Ambérieu.

Sergent Louis Pinguet

P

École
Fontainebleau
23 juillet 1918

Louis Pinguet-Guindon est né le 26 janvier 1891. Il appartenait à une célèbre famille d’horticulteurs de Saint-Symporien. Son père, Eugène, a d’ailleurs été président de la Société horticole de Touraine. Sa mère, Marie Guindon appartenait elle aussi à une famille de pépiniéristes. Un square porte leur nom. Louis Pinguet demeurait 21, avenue du Mans. Breveté pilote le 24 juin 1916, n° 3.994. Il appartenait à l’escadrille MF 20, devenue la Spa-bi 20, unité d’observation équipée de Spad biplaces. Cité à l’ordre de l’armée en août 1917 : « Bon pilote adroit et courageux. S’est toujours acquitté avec succès des missions les plus délicates et dépit de la canonnade ennemie et de la présence de nombreux avions allemands. » Il est décédé de maladie le 23 juillet 1918, à Fontainebleau. Il était alors pilote à l'école d'artillerie.

Soldat Gaston Rabaroux

 

280 10 novembre 1918 Gaston Rabaroux est né le 11 mars 1894 à Crouzilles, dans le canton de l'Ile-Bouchard. Bourrelier avant la guerre, il a été affecté à l'escadrille Sal 280 en janvier 1918, comme voilier. Il est décédé de maladie contractée dans le service le 10 novembre 1918, à Vertus (Marne).
Maréchal des logis Georges Richard

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N 38 12 avril 1917

Georges Richard est né le 1er octobre 1889, à Tours. Lorsque la guerre éclate, il est militaire de carrière, après s'être engagé en 1908, au 20e régiment de chasseurs à cheval. Médaillé militaire et cité à l'ordre de l'armée dès le 13 août 1914. Il est muté au 2e spahis marocains avec lequel il obtient la Croix de guerre, la Médaille coloniale et la récente médaille de l'ordre Ouissam-Alaouite. Il passe à l'aviation en janvier 1916, obtenant son brevet de pilote le 21 mai 1916, n° 3.765. Affecté à l'escadrille N 38, il trouve la mort le 12 avril 1917, près du mont Cornillet, dans la Marne, au cours d'une reconnaissance. Il pilotait un Nieuport 12 biplace, avec le lieutenant Jean Hallier comme observateur. Ils ont sans doute été abattus par un avion allemand.

Caporal Henri Richer

 

  24 août 1918 Né le 5 décembre 1881 à Tours. Décédé de maladie à l'hôpital de Tours.
Soldat Roger Robin

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C 202 13 janvier 1917 Roger Robin est né le 8 juillet 1878 à Marray. Il demeurait rue de la Tranchée Saint-Symphorien. Conducteur à l'escadrille C 202, il est décédé le 13 janvier 1917 à Marcelcave-les-Buttes (Somme), des suites de ses blessures après un accident d'avion en service commandé. Une messe a été célébrée à Saint-Symphorien, le 5 mars.
Maréchal des logis André Roux

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 Dijon 29 octobre 1917

Charles André Roux est né le 22 avril 1896 à Paris (XVIe). Il était domicilié 1 rue Grécourt à Tours. Moniteur à l’école de Dijon-Longvic, Charles Roux est décédé le 29 octobre 1917 à l’hôpital complémentaire 71, des suites d'un accident. Son père était commissaire du gouvernement au conseil de guerre de la 9e région militaire, à Tours. Où un hommage lui a été rendu par le président : « Nous connaissons le brillant maréchal des logis que vous venez de perdre. Nous avions vu son entrain, sa confiance, l’enthousiasme de sa belle jeunesse [...] J’avais pu le constater moi-même par les lettres qu’il vous écrivait l’année dernière des tranchées humides de la forêt de Parroy […] Cela ne lui suffisait pas. Il a voulu faire plus encore et entrer dans cette arme si brillante mais si périlleuse qu’est l’aviation. Après son stage à Dijon, il y est resté, fait rare, comme moniteur et il y a quelques jours, il venait me demander de l’appuyer près du commandant de l’école pour obtenir le même emploi à Tours. La mutation ne pouvait avoir lieu […] Ayant rejoint son poste, il a repris ses vols et il est tombé en brave, au champ d’honneur […]. »

Soldat Pierre Rouxel

 

  14 février 1919 Né le 21 juillet 1886 à Malestraint (Morbihan). Décédé à La Ferté-Gaucher, de maladie. Domicilié à Tours.
Sous-lieutenant Lucien Sartori

MF 7 28 avril 1916

Né le 17 juin 1892 à Tours. Son père était percepteur à Montrichard. Diplômé de l’École centrale. Sous-lieutenant d’artillerie, observateur à l‘escadrille C 28, affecté le 21 mars 1916 à l’escadrille MF 7. Mort le 28 avril 1916 à Pont-Faverger (51).

Quelques-unes de ses citations : « ... Le 29 septembre 1915, ayant eu son avion très gravement endommagé par 60 éclats d'obus au cours d'un vol de surveillance des batteries ennemies, n'a cependant atterri qu'après accomplissement complet de sa mission... » « Le 20 décembre 1915, a exécuté une reconnaissance de deux heures au-dessus des lignes ennemies, sous un feu particulièrement violent, au cours laquelle il a dû livrer un combat à un avion de chasse ennemi. Est rentré avec 31 balles de mitrailleuse et 10 éclats d'obus dans son avion... » « Le 28 avril 1916, chargé d'une reconnaissance à l'intérieur des lignes ennemies, a trouvé une mort glorieuse en la poursuivant en dépit d'un tir d'artillerie très précis qui a fini par mettre le feu à son appareil et l'abattre au sol. » Son pilote était le sous-lieutenant Philippe Léo.

Son frère, capitaine de l'équipe de Tours de rugby, était un sportif connu. Il était rédacteur en chef de l'hebdomadaire Le Centre Sportif puis, après la guerre, fondateur de La Bonne Guerre.

Soldat Georges Talon

 

  21 août 1918

Georges Talon est né le 17 janvier 1897, à Tours. Il demeurait 54 rue de La Riche. Il est décédé le 21 août 1918, à l'hôpital d'Intarfa, sur l'île de Malte, de « maladie contractée dans le service. »

MdL Jacques Thabaud-Deshoulières

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C 53 5 septembre 1917 Né le 13 janvier 1892 à Saint-Cyr-sur-Loire. Élève de l'école Saint-Grégoire de Tours. Il a d'abord fait la guerre au 20e dragons avant de rejoindre l'aviation en février 1917. Breveté pilote à Châteauroux. Abattu lors d'une reconnaissance. La Guerre Aérienne lui a consacré un article : http://www.aeroplanedetouraine.fr/deshoulieres

Albert Thamin

 

Br 501

2 juillet 1917

Décédé le 2 juillet 1917 à Topocalni, ville alors située en Serbie. Il appartenait à l’escadrille Br 501 destinée à l’observation depuis le 1er juillet, la veille de sa mort...

Lieutenant Roger Trétarre

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Bl C 3 5 septembre 1914

Roger Trétarre est né le 29 août 1882 à Blois (Loir-et-Cher). Pilote avant-guerre, brevet civil n° 408 du 3 mars 1911, brevet militaire n° 33. Autorisé, avec une vingtaine d’autres officiers brevetés, à participer, mais à titre d’entraînement, à Paris – Madrid en mai 1911. Mais pris dans le mauvais temps, il se blesse en tentant de rejoindre le départ. Il est envoyé en 1912 au Maroc avec trois autres officiers pilotes : Do Huu Vi, Clavenad et Van den Vaéro pour de premières missions de guerre. Il trouve la mort au tout début de la guerre, victime d’un accident, le 5 septembre 1914, à Bagnéville, dans les Vosges. Il appartenait à l’escadrille Bl. C 3 (Blériot cavalerie n° 3). Il était domicilié à Chinon. Il y est inhumé.

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