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(1) lire La Fête du 31e RAO (2) Nous le nommerons Aéro-Club (Union).
(3) Les vingt de Touraine : Béry, Boisgard Jean, Braconnier, Brision, Chantreau Victor, Chantereau Célestin, Chantreau Raymond, Dumontier, Fargier, Genest, Lemaître, Molinier, Proust, Pajottin, Parâtre Pierre, Paillaud, Raimbault, Rollin, Trougnou, Tessonneau. Le compte rendu figure dans le fonds Gaston Papin remis aux archives d'Indre-et-Loire (cote 128 J). Un article sera consacré à Gaston Papin, pilote, dirigeant et résistant, responsable de l'aviation populaire en Touraine. (4) La cour d'appel d'Orléans lui donnera gain de cause. L'Aéro-Club de Touraine (Union) reprendra le nom de l'Aviation-club de Touraine le 12 janvier 1934. Du coup, toutes les subventions de l'Aéco-Club (mairie de Tours, conseil général), ont été transférées à l'Aviation-Club. Ainsi que la gestion du pavillon de l'Aviation civile (aérogare).
(5) Compte rendu du comité directeur du 30 octobre 1931 (archives départementales d'Indre-et-Loire).
(6) De façon assez étrange, nous n'avons pas trouvé trace d'un montant de cotisation fixé par le comité directeur. Gratuit ? (7) Ancien pilote du 31e régiment, il demeurait à Sainte-Radegonde. Il était également représentant de la maison Potez.
(8) La réception du Potez 36 immatriculé F-ALFZ donne lieu à un rassemblement de Potez 36 : F-ALFU de Cholet, F-ALBD de Bonneval, F-ALKH et F-ALIC de Bourges. Marraine : Gaby Dumontier.
(9) La CIDNA (Compagnie Internationale de Navigation Aérienne), ex Compagnie Franco-Roumaine créée après la guerre (Icare lui a consacré un numéro, le 73). En 1933, elle participe à la création d'Air France. Le Potez 32 avait été construit en 1930. (10) Le club doit rembourser 500 F par mois et 200 F par heure de vol à ses deux dirigeants jusqu'à complet remboursement, le Potez 32 devenant alors sa propriété.
La Revue des Ailes Les Ailes de Touraine ont publié une revue mensuelle à partir de la fin avril 1932. L'Aéro-Club est allé plus vite avec sa revue Air-Touraine dont le premier numéro est sorti en août 1931. Le club né du regroupement général en 1935, sera créé sous ce nom. Faut-il y voir une victoire de l'Aéro-Club (Union) ?
(11) Acheté à M. Guérineau (Chartres), pour 18.000 F, il est arrivé en février 1933. (12) Les Ailes de Touraine envisagèrent d'acheter un moteur Salmson 300 ch à l'Aéropostale qui les liquidait. (13) De son côté, Dumontier possédait, à titre personnel, un Potez 43 baptisé « Vucotte » en mai 1933. Le général Denain et le colonel Muiron y assistèrent. Un réchauffement des relations qui annonce la fusion.
(14) La fête devait initialement se dérouler en face, à Saint-Pierre-des-Corps. Mais le conseil municipal a retiré son accord, jugeant cette manifestation « chauvine et guerrière ».
(15) Accompagné de Freton et Mistrot, il avait réalisé la traversée de l'Afrique d'est en ouest. Il est d'ailleurs venu à Tours avec le Farman 197 Paris, accompagné des membres de la mission.
(16) du 1er janvier 1932 au 15 avril 1933.
Les chefs-pilotes Qui dit avion du club, dit chef pilote. Si on excepte l'achat de l'avion et les assurances, c'est une des grosses dépenses des Ailes. En 1931, le salaire mensuel de Joseph Buisson est de 1.000 F par mois. Il est intéressé sur les baptêmes de l'air qu'il effectue (10% sur les ventes) et sur les pilotes qu'il forme (500 F par élève breveté). Les Ailes ont cherché à contenir cette dépense. Trois exemples :
Son successeur, Louis Brenot, adjudant-pilote au 32e RA sera engagé à peu près au même tarif, tout comme son successeur, Paul Vaux, lui aussi militaire.
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Aux Ailes de Touraine le premier avion de tourisme
Lorsque le 29 mai
1930, Laurent-Eynac, ministre de l'Air,
quitte la Fête du 31e régiment
(1), il emporte avec lui la promesse que les deux clubs d'aviation
d'Indre-et-Loire – l'Aéro-Club de Touraine et l'Aviation-Club de Touraine –
vont bientôt n'en faire qu'un. De fait, les choses se précipitent. Le 10 janvier 1931,
reprenant le dossier n°184 de l'Aéro-Club, naît... l'Aéro-Club de Touraine
(union de l'Aéro-Club et de l'Aviation-Club) (2). Mais les aérostiers dont
l'avenir de l'aviation n'est sans doute pas le souci premier, ne l'entendent
pas ainsi. Dans le ciel d'Indre-et-Loire, 2 moins 1 ne vont pas faire 1 mais
3. A peine le nouvel Aéro-Club est-il né (avec des aérostiers
chevronnés comme Léon Poulet, le père, et René Poulet, le fils), qu'un
nouveau club voit le jour : Les Ailes de Touraine. Le 15 juin 1931, à 20 h 30, au café de la Ville, à Tours, vingt personnes se réunissent « en
vue de constituer une association pour le développement de l'aviation de
tourisme, inexistante jusqu'ici en Touraine » (3). Parmi elles, Victor Chantreau, l'aérostier
fondateur de l'Aéro-Club de Touraine en 1908 dont le club – mais pas
lui – venait pourtant de fusionner avec l'Aviation-Club.
Peine perdue. Lorsqu'il propose que le premier meeting des Ailes de Touraine, en 1931, soit organisé sous le patronage de « son » Aéro-Club (1908), il essuie un refus. Puis en 1934 quand il veut fusionner son aéro-club avec les Ailes, il essuie un autre refus, Olivier Paillaud préférant un mariage à trois : les Ailes de Touraine, l'Aéro-Club de Touraine (1908, Victor Chantreau) et l'Aviation-Club de Touraine. Pour l'aérostation, le vent a définitivement tourné. Place à l'aviation. Reste qu'en dégonflant le projet de fusion, Victor Chantreau
s'en est pris à ceux qui l'avaient initié : la chambre de commerce de Tours,
la ville de Tours, le ministère de l'Air (et donc l'armée), la Fédération
Nationale Aéronautique et même l'Aéro-Club de France. Cela faisait beaucoup
de candidats pour rogner les ailes du nouvel aéro-club. Aéro-Club
de Touraine - Ailes de Touraine : la guerre ouverte Les relations entre les deux clubs rivaux, quelles furent-elles
? Par de nombreux aspects, elles font penser à une querelle de cour de
récré...
Ce n'est pas la presse locale qui sert de champ de bataille. Très vite, les
journaux choisissent de ne pas s'en mêler, expliquant qu'ils ne publieront les
communiqués que s'ils ne contiennent pas d'attaques contre l'autre club. La Dépêche
organise même, en septembre 1931, une rencontre entre les deux présidents.
Le docteur Jacques Métadier (Aéro-Club) y renouvelle son idée de fusion.
L'industriel Olivier Paillaud (Les Ailes) lui répond « que cette
fusion ne pouvait être envisagée en aucune façon ». « Dans ces
conditions, l'entrevue prit fin sur la conclusion exprimée par M. Métadier
que c'était la guerre ouverte entre lui et les Ailes de Touraine »,
rapporte Olivier Paillaud au comité directeur du 18 septembre. La suite n'est que chicaneries.
Du genre : « Est-il vrai que les
avions de l'Aéro-Club (Union) sont hébergés gratuitement dans les hangars du 31e régiment
alors que nous payons 78 F par mois ? » Mieux,
avant la fête organisée par la SPA et l'Aéro-Club de
Touraine (Union) au profit de la Maison des ailes, en octobre 1931, Pierre
Parâtre reçoit la visite du commissaire spécial. La police avait été avisée que
les Ailes de Touraine voulaient troubler la fête. « M. Parâtre, très
étonné, a simplement répondu au commissaire, tout en exprimant sa surprise
d'un tel procédé émanant vraisemblablement de certains organisateurs de la
fête, que nous n'avions aucune raison pour vouloir troubler cette
manifestation [...] à laquelle les organisateurs n'ont pas cru nous demander
de participer » (5).
Mais revenons au nouveau club d'Indre-et-Loire. Dès la réunion
d'installation, il part en chandelle. En moins de trois heures, les créateurs
lui trouvent un nom (Les Ailes de Touraine), des couleurs (rouge avec
diagonale or), un président, Genest, qui refuse poliment le poste, puis un
autre, Olivier Paillaud, industriel, qui devient le premier patron. Chacun y va de son obole : 10.000 F pour
Dumontier, 5.000
pour Paillaud et Parâtre, 500 – seulement ! – pour Victor Chantreau
(ce qui explique aussi que le pouvoir lui échappe). En tout, plus de 30.000 F.
Le club a vu grand. Lors de la réunion du 17 juillet 1931, le
comité directeur décide
de commander de 5.000 cartes de membre actif ! L'éclosion n'a rien de spontanée. Le nom du chef-pilote est
annoncé dès ce premier rendez-vous : c'est le capitaine Joseph Buisson (7).
Et comme cela ne suffit pas, ils décident d'acheter un avion, tout de suite,
sans doute pour couper l'herbe sous le pied de l'Aéro-Club (Union) qui caresse
le même projet. « La nécessité immédiate d'acheter un avion est
reconnue par tous », peut-on lire dans le rapport de cette première
séance. Le modèle de l'avion est choisi avant de se séparer : un Potez
36 à moteur Renault 95 CV. Il faut tellement aller vite que Genest et le chef-pilote informent le comité directeur, dès le 26 juin, d'une rencontre à
Paris avec la maison Potez. Mieux, il s'empressent d'accepter l'offre de Potez
qui leur propose un avion rendu disponible par un désistement, « mais
dont les couleurs ne sont pas celles que nous avons demandées. Ce dernier
point étant accessoire, il est décidé d'accepter l'offre de Potez »,
dit le rapport de séance. Le 6 juillet, Genest et le chef-pilote se rendent à Méaulte, dans la Somme, chercher le Potez 36. Olivier Paillaud y va de ses deniers personnels. Il avance l'argent au club pour lui obtenir la ristourne de 2.000 F prévue en cas de paiement au comptant. Le Potez 36 F-ALFZ devient ainsi le premier avion de tourisme d'Indre-et-Loire. Il aura droit à une réception en grande pompe à Saint-Symphorien pour son arrivée le 7 juillet (8) puis à une fête, boulevard Heurteloup, à Tours, le 12. Avant son baptême, le 13.
_______ Journal Le Centre Sportif, en 1932 Après
le Potez 36, le Potez 32 Quel stratégie poursuivent les Ailes en achetant cet avion ?
Cela tient en deux mots : tourisme et pilotage. Si on met de côté les
animations, les conférences et les meetings – et les subventions, on verra
plus loin pourquoi, – les ressources des Ailes viennent essentiellement des
baptêmes de l'air, des cotisations et de la formation
des élèves-pilotes dont le tarif est fixé, lors du comité directeur du 17 juillet 1931, à 5.000 F pour les quinze heures de vol obligatoires (1.000 à
l'inscription et 300 par heure de vol effectuée jusqu'à concurrence de 4.000
F ). Très rapidement, les dirigeants des Ailes de Touraine
mesurent les limites de leur avion : parfait pour la formation des pilotes,
il n'a qu'un faible intérêt pour les baptêmes de l'air. Il est trop petit
avec ses deux places. Il faut donc un autre avion. Dès le mois d'octobre
1931, les Ailes font des démarches pour acheter un des Potez 32 dont la CIDNA
se sépare (9). Son prix était de 40.000 F. Là encore, Olivier Paillaud
avance l'argent, soutenu par Dumontier (10).
Le Potez 32 peut emmener six personnes. Du coup, les Ailes de Touraine multiplient les « meetings » (à deux avions !) avant de rapidement déchanter. Au cours du comité directeur du 15 juin 1932, M. Brision fait remarquer que « le Potez 32 est pratiquement inutilisé en raison de l'étendue du terrain nécessaire pour le décollage de l'appareil ». Il préconise de le remplacer. M. Genest s'y oppose, pour des raisons économiques bien sûr – « A quel prix pourrait-on le vendre » – mais aussi pour l'image du club : « Quelle serait l'impression produite sur le public et sur d'autres sociétés par ce changement – ou réduction – de matériel ? » Qui plus est, la berline donne des signes de fatigue après son exploitation sur les lignes d'Europe centrale. En novembre 1932, Pierre Parâtre menace de démissionner « parce que les avions ne sont jamais en état de voler ». Le Potez 32 a un problème de moteur puisque Gaston Papin se charge d'aller chez Salmson avec les cylindres (devis de 9.000 F). En 1933, les Ailes achètent un second Potez 36, à moteur Salmson cette fois (11). L'année suivante, le Potez 32 est toujours en réparation alors qu'un des deux Potez 36 va partir en pièces détachées à Rueil pour remise en état du fuselage et de la cabine, le moteur étant remonté sans révision (12). Il s'agit sans doute du F-ALFZ, le premier avion acheté, accidenté le 8 septembre 1933. Les deux sont alors à vendre. En attendant, Olivier Paillaud prête son Caudron Phalène au club (13).
Une petite annonce paru dans le journal Les Ailes, le 24 mars 1932 Les Ailes de Touraine et l'Aéro-Club de Touraine (Union)
poursuivirent leur bras de fer dans d'autres domaines. Là encore à
l'avantage du second. Lutte dans l'organisation des meetings notamment. En 1931,
les Ailes font preuve d'originalité avec la fête aéronautique de
Sainte-Radegonde, le 13 septembre (14). L'originalité vient du lieu : la
Loire. Des canots et des hydroglisseurs y participent. Les vedettes en sont
les hydravions Schreck de Louis Duc et Abel Pichon. Ce meeting rapporte 8.000
F. Le 18 septembre 1932, les Ailes organisent le rallye de
Touraine, dans le cadre de la grande fête de la Gloriette. Le meeting est
organisé par l'Automobile-Club de l'Ouest et Michel Détroyat. La concurrence entre les deux clubs s'exprime également dans
les animations en direction du grand public. En février 1932, les Ailes
organisent une conférence de Maryse Bastié (« Comment j'ai débuté
l'avion »). Elle remplace le comte de Sibour dépêché à Niamey pour dépanner
Maryse Hilsz en panne lors d'un vol entre Paris et Madagascar. Elle
s'exprime aussi dans les brevets de pilote. Les premiers
points ont été marqués par Les Ailes avec ses principaux dirigeants : Paillaud,
Jossinet et
Dumontier, le premier brevet
de tourisme d'Indre-et-Loire étant revenu à Parâtre, début 1932. Mais par
la suite, l'Aéro-Club a pris nettement l'avantage. Roland
Coty soutient l'Aéro-Club Cette concurrence incessante se retrouve dans la recherche de soutiens. Sujet de convoitise, la famille Coty, installée au château d'Artigny, à Monts. François, le père, parfumeur et patron de presse, est un des piliers (financiers) de l'aviation française. Les Ailes de Touraine lui font donc du pied. En vain. Invité à devenir le parrain du premier avion du club, il n'a pas donné suite pour des raisons que nous ignorons. Roland, le fils, a choisi l'autre camp. Il entre au comité directeur de l'Aéro-Club (Union) et offre à son école de pilotage un Hanriot 32 dont le parrain est le général Denain, commandant de la 3e division aérienne, futur ministre de l'Air (16). L'armée, ce n'est pas
encore de ce côté-là que Les Ailes peuvent trouver un appui. Certes, elle
n'a pas officiellement pris fait et cause pour l'Aéro-Club (Union), mais dès
les premiers contacts, les Ailes de Touraine savent à quoi s'en tenir.
L'arrivée du premier Potez 36 est l'occasion de prendre le pouls.
Braconnier et Dumontier ont rencontré le lieutenant-colonel de Castel,
commandant par intérim du 31e RAO, pour demander à l'armée d'héberger
leur Potez 36. Le club veut également utiliser le terrain pour les baptêmes
de l'air et l'école de pilotage. « Travaillé sans doute par un autre
club tourangeau dont les attaques se multiplient, il a prévenu qu'il
transmettrait notre demande avec un avis défavorable en raison de la gêne et
du danger que nous pourrions constituer pour les militaires », ont
expliqué les deux émissaires au comité directeur, le 6 juillet 1931. Les Ailes
ont souffert du statut « officiel » du concurrent. Héros malheureux de la tentative de fusion, l'Aéro-Club (Union) bénéficiait du soutien –
moral et financier – de la chambre de commerce de Tours, du conseil général,
mais aussi de la Fédération Nationale Aéronautique dont il était l'unique
adhérent pour le département. « La Fédération Nationale Aéronautique est
un organisme privé et les clubs qui la constituent n'ont, par ce fait, aucun
droit particulier, aucun étiquette officielle spéciale, ont vainement
réagi les Ailes, dans un communiqué de presse en juillet 1932. Leurs droits ou
leurs devoirs n'en sont modifiés en rien par rapport à l'État ou aux
pouvoirs publics ». N'empêche, la Fédération détenait les cordons de la bourse. Lorsque l'Aéro-Club s'installe dans
la partie nord du camp d'aviation – les militaires voulaient dégager l'accès
sud – il obtint une subvention de 100.000 F pour la construction d'un hangar.
Et voit la chambre de commerce lui céder la gestion du Pavillon de l'aviation
civil, aérogare avant l'heure. Les Ailes de Touraine n'ont pas résisté à cette pression, victimes également de conflits internes et de la crise économique. En juin 1934, le comité directeur décide de poursuivre l'organisation de manifestations aériennes, « à seule fin d'essayer de rattraper les sommes avancées en réparation des appareils ». Les adhésions ne semblent pas être au rendez-vous. Il nous est d'ailleurs difficile de mesurer le « volume » exact du club. En coulisse, les Ailes recensent 5 à 600 membres, selon le comité directeur en février 1932, devenus, par un prompt renfort, 750 dans le communiqué de presse, en mars ; 1.000 dans celui de juillet ! Mais lors de l'assemblée générale de 1932, tenue le 30 décembre, il y avait ... 34 membres présents ! 52 à celle de février 1934. De son côté, l'Aviation-Club n'est pas mieux. Et c'est faute de combattants que la fusion va s'imposer. Les mois d'octobre et novembre 1934 sont consacrés au projet mené par Louis Mirault, célèbre chocolatier, président de la chambre de commerce de Tours. Le 13 décembre 1934, le comité directeur des Ailes de Touraine se réunit à la chambre de commerce avec les deux autres clubs et des représentants de la Fédération Nationale Aéronautique. Il y a surtout le colonel Muiron, personnage incontournable de l'aviation tourangelle (*). Celui-ci revenait d'un entretien avec le général Denain, ministre de l'Air, qui connaissait parfaitement la situation tourangelle pour y avoir été en poste. « Il exprime avec netteté et décision le danger par les temps actuels de ne pas se serrer les coudes en aviation civile et interprétant les paroles de Mr le ministre de l'air dit combien il est urgent de faire cette fusion des trois clubs pour coordonner les efforts et faciliter la tâche du ministère ». Le 1er mars 1935, les trois clubs forment Air-Touraine (*). Le colonel Muiron en devient le premier président. Plusieurs « anciens » des Ailes (sous cette étiquette ou celle de l'Aéro-Club 1908 !) figurent au comité directeur : Dumontier et Olivier Paillaud sont vice-présidents ; Pierre Parâtre est secrétaire adjoint ; Gaston Papin, trésorier adjoint. « Ce fut par leur amour de l'aviation que les pilotes des deux clubs en présence, qui avaient toujours eu d'excellents rapports entre eux, facilitèrent de toutes leurs forces la fusion des groupements », déclarera « Le Pingouin Ailé » dans le bulletin d'Air Touraine en 1937. Une sorte de paix des braves. Didier Lecoq > Aéroplane de Touraine 2006
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L'histoire de l'aviation en Touraine - Didier LECOQ |
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